Jean-Baptiste JAMIN est né le 20 mai 1772 à Villécloye, petit village de la Meuse où sa maison natale existe encore. Il a une soeur et deux frères, dont l'un, Henri, sera blessé mortellement à ses côtés lors de la bataille de Montefacio, le 7 avril 1800. Fils d’Elisabeth Aldrin et de François Jamin, un laboureur pas vraiment riche mais suffisamment aisé, il fait des études au collège de Virton, actuellement en Belgique. Le 14 septembre 1791 il s’engage au 17ème bataillon d’infanterie légère. Lieutenant en janvier 1792 puis capitaine en mai il sert successivement aux armées des Ardennes (1792), de la Moselle (1793-94) de Sambre et Meuse (1794-1797) du Danube et d’Helvétie (1799) et d’Italie (1800). Il participe au cours de ces campagnes à la délivrance de Landau (26 décembre 1793), à la bataille de Fleurus (26 juin 1794), à la défense de Gênes (avril 1800). Chef de bataillon le 16 août 1800, il sert en Italie puis à Montmédy (1801-1803). Il fait les campagnes de Prusse et de Pologne, se trouve à Iéna (14 octobre 1806) et à Friedland (14 juin 1807). Passé à l’armée d’Espagne il combat à Somosierra (30 novembre 1808) au siège de Cadix (1810-1811). Colonel-major du 1er régiment de voltigeurs de l’ex-garde le 1er février 1813, il passe général de brigade le 27 avril de la même année.

Pendant la campagne de France de 1814 il commande par intérim la 1ère division du 2ème corps de la Grande Armée. Il combat à Brienne et à Fère-Champenoise où il est blessé et fait prisonnier.

En non-activité depuis août 1814 il tente vainement d’être employé par Louis XVIII. Pendant les Cent Jours il prend la tête d’une brigade du 2ème corps de l’armée du Nord et combat aux Quatre-Bras et à Waterloo.

De nouveau en inactivité en août 1815, il est rappelé en juillet 1816 pour commander le département du Lot. Nommé inspecteur d'infanterie il participe à l'expédition d'Espagne en 1823 et passe lieutenant général le 3 septembre puis inspecteur général d'infanterie à son retour en France en 1825. Il reçoit en 1831 le commandement de la 3ème division de l'armée du Nord. Il participe, en novembre et décembre 1832, au siège de la citadelle d'Anvers, sous les ordres du maréchal Gérard. Dans cette action il a à ses côtés son fils, Paul Victor, alors lieutenant au 3ème régiment d'infanterie légère. Il est admis au cadre de réserve en 1839.

Député de Montmédy en mai 1833 il est constamment réélu jusqu’en 1846. Six fois blessé de 1800 à 1814, il est créé baron de l’Empire le 21 avril 1811, vicomte héréditaire le 11 janvier 1823 et pair de France le 21 juillet 1846. Il est fait chevalier de l’ordre de Saint-Louis le 19 juillet 1814 et grand officier de la Légion d’honneur le 9 janvier 1833.

Il avait épousé le 2 décembre 1801, à Montmédy, Louise Thiébault, sœur du général, dont il eut deux fils, Gabriel et Paul-Victor. Celui-ci, Saint-Cyrien, eut une brillante carrière militaire.

Bien que résidant principalement à Paris où il mourut le 30 janvier 1848, il avait acheté le château de Bronelle, magnifique demeure située à quelques kilomètres de son Villécloye natal.

Jean-Baptiste JAMIN repose à Paris au cimetière de Montmartre. Son nom est gravé sur l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

Biographie établie d’après le Dictionnaire de Biographie Française de Humann-Lacombe.

 

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